« La Côte d’Ivoire vers le chaos total : les révélations d’un conseiller de Gbagbo ». Tel est le grand titre en rouge qui barrait la une du Le nouveau réveil N° 1042 du lundi 06 juin 2005. Et juste en bas : « Tiburce Koffi dit tout sur la gestion du régime FPI. ». Aux pages 4 et 5, le surtitre est encore plus étourdissant : « Les amalgames et les grosses erreurs du régime Gbabgo ».
Et revoilà Tiburce Koffi ! , L’écrivain, le musicien, le journaliste…. Je confesse que j’aime bien la plume de cet aîné. Et ce texte (j’ai bien dit texte) dont il nous a gratifiés en est une belle illustration. Une belle prose forte de citations heureuses d’auteurs confirmés( Zadi Zaourou, Sony Labou Tansi…) , congruentes et insérées avec énormément de tact. Un bout de littérature où sonnent avec euphonie de belles images, des tournures exaltantes et un vocabulaire coloré. Un lyrisme enflammé et insaisissable…Au niveau de la forme, l’homme de lettres nous a permis de nous évader de tous ces articles fades et nauséeux, qui nous blessent la sensibilité dépuis plus d’une décennie, nous autres pauvres esclaves pantelants de la Beauté, « monstre énorme, effrayant, ingénu ». (BAUDELAIRE, Les Fleurs du Mal, « hymne à la Beauté »)
Tiburce Koffi ! Qui ne se souvient de cet article dans lequel il invitait le président de la république à faire le sacrifice de la Reine Pokou pour sauver la Côte d’Ivoire ? Comme si sacrifices, il n’en avait jamais faits.
Cette fois-ci encore notre ami écrivain se donne la liberté ( la parole n’est-elle pas libérée sous Gbagbo ? qui oserait sous Houphouet ?) , de mettre au grand jour les dérapages et les gravissimes erreurs du régime FPI. Conseiller du Président, qui mieux que lui, est bien placé pour accomplir cette tâche glorieuse ?
Le texte de Tiburce commence par une fragrance d’impartialité, qui fait croire promptement à l’objectivité de son auteur. En effet, sans complaisance aucune, il pointe d’un doigt accusateur tous les grands partis ivoiriens (FPI, PDCI, RDR) et leurs suppôts (les journaux) d’être responsables dans la déchirure que vit notre chère Eburnie : « ce sont eux qui nous ont enfoncés dans cet infect bourbier d’où nous semblons avoir tant de peines de sortir ! » clame t-il.
Mais au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans le ventre de son article, la nausée de la déception nous saisit « d’un bond de jaguar » ( Senghor, Chants d’ombre, « Joal »).
Les causes de la crise qui balafre la Côte d’Ivoire selon lui, sont liées au partage du butin entre ADO, Guéi, Gbagbo et leurs « suiveurs », obtenu après la chute de Bédié : « il faut convenir, écrit-il, que le 19 septembre est la conséquence de la guerre entre les héritiers du coup d’état de 1999 … : RDR, FPI, fesci, synarès, les militaires… ».
Notre ami veut signifier simplement que, sur la liste des auteurs de ce coup de force, il ne faut pas omettre Gbagbo. Et mieux, la FESCI et le SYNARES (oui ! vous avez bien lu) sont co-auteurs de cette rupture malheureuse dans notre histoire. Merci Tiburce pour cet éclairage aveuglant !
Qui dans ce pays ignore t-il que c’est Dramane qui a fait le coup d’état de 1999 ? Tiburce feint-il de ne pas le savoir ou le dit-il par méprise ? Tiburce ignore t-il que c’est celui qui a fait le coup d’état en 1999 qui fait la guerre à la CI, car n’ayant pas obtenu le fauteuil présidentiel tel qu’il a prévu ?. Doit -on s’étonner quand un faiseur de coup d’état se mue en guérillero ? « Celui qui vole un œuf volera un jour un bœuf » dit un adage populaire.
Ces accusations au fil du texte se rétrécirent sur le régime FPI . En effet, pour l’ animateur de « pleine page », l’accession du FPI au pouvoir a sonné le glas des valeurs qui fondent une nation voire une civilisation : « tout est entrain de pourrir dans ce pays, crache t-il : nos rues sont pourries par des tonnes de déchets, l’université est pourrie…, l’école est pourrie par la FESCI, la police est pourrie…, la politique est pourrie…l’armée est pourrie…L’église est pourrie par un clergé pourri par l’argent…les pasteurs sont pourris, les fidèles pourris ».
La montée de régime de Gbagbo au sommet de l’Etat, d’après T. Koffi sonne la décriptude de la morale, le dépérissement des valeurs ; c’est un régime souillé et qui souille, un régime prêcheur de la corruption et du faux. Quel monstre ce Koudou ! Quel vampire ce régime !
Oui ! grâce à notre ami, nous sommes amplement édifiés : avant Koudou, Abidjan était propre, les diplômes étaient valables, le clergé était une poche de moralité. Avant Koudou, notre police et notre armée ne respiraient que des valeurs républicaines, le pays ne connaissait ni corruption, ni perversion. Avant Koudou, c’était le paradis. Comment ne pas arrêter une telle dégénérescence avec cette guerre présentée comme une quête de justice et d’égalité ?
Hé Koffi !Est-ce sous le régime FPI que l’école a connu « une année blanche » et que la machette a fait irruption à l’université ? Est-ce sous le régime FPI que nuitamment, le chef de l’état a donné l’ordre d’organiser une expédition punitive sur la cité universitaire de Yopougon ? Est-ce sous le régime FPI que notre police a enregistré ses premiers racketteurs ? Est-ce sous le régime Gbagbo qu’Abidjan a cessé d’être la perle de lagune ? Est-ce sous le régime Gbagbo qu’un ministre de la sécurité a réussi l’exploit de faire volatiliser un colis d’or ? Est-ce sous le règne des refondateurs qu’un chef d’état a fêté ses « sept milliards » ? Est-ce sous le régime des refondateurs que les 23 milliards de l’Union Européenne ont été détournés avec une adresse jamais égalée ?
Voici autant de questions dont les réponses connues déjà de tous les Ivoiriens nous éclairent sur les réelles intentions de Tiburce en prenant sa plume. La vérité est que la putréfaction des fondements notre pays a commencé il y a belle lurette. C’est d’ailleurs ce qui a inspiré la politique de la ré-fondation.
Mais la lecture de notre ami est tout autre : la côte d’ivoire intègre, et valeureuse naguère, subit aujourd’hui une déchéance morale par la faute d’un parti qui ne devait jamais accéder au pouvoir et d’un homme qui ne mérite pas d’être sur le fauteuil présidentiel.
Pour étayer ses propos, Koffi a fait appel dans son article à un charmant monsieur que les Ivoiriens connaissent bien pour son amour indéfectible pour notre pays : Aboulaye Wade. Écoutons Tiburce Koffi le citer : « voilà un pays où tout le monde veut être président de la république, c’est cela le vrai problème de la Côte d’Ivoire » . Comment Gbagbo aussi (appuyez bien le mot aussi) qui nous a fait tant de tort dans l’opposition peut-il devenir président de la république ? « N’importe quoi ! ». Dans son fameux article ne l’accuse t-il pas en des termes à peine voilés d’avoir organisé des « marches intempestives et opérations villes mortes » et d’avoir lancé le « boycott actif et son cortège de réfugiés » ? N’accuse t-il pas encore le FPI et ses alliés de l’époque, en une tournure qui ressemble à un raccourci, d’être les auteurs des « incendies criminels et répétés des marchés communaux » ? Quel monstre ce Koudou !Et Tiburce d’admirer le chef d’Etat sénégalais pour son « franc-parler qui caractérise son discours et qui heurte souvent les Africains ».
Est-ce faire preuve de franc-parler que d’affirmer sans aucun début de preuve que les Burkinabé en côte d’ivoire subissent des torts plus tragiques que des Africains en Europe ? N’est-ce pas ce monsieur qui a promis la guerre civile au Sénégal si jamais il venait à perdre les élections qui l’opposaient à Abdou Diouf ? Oui c’est bien ce Monsieur que notre ami écrivain admire tant. Ses goûts sont vraiment …bizarres.
Nous ne devons pas nous étonner si Tiburce Koffi affiche une vision des hommes et des choses différentes de la nôtre. Lui si cultivé, si intelligent, si grand, ne peut être que largement au-dessus de nous. Alors du sommet de sa montagne de connaissances, comme un dieu, il regarde avec mépris, les autres ivoiriens de l’ère Gbagbo patauger dans la vallée de la médiocrité. Preuve : « alors on se satisfait de tout, ici : on se contente de petits politiciens, de petits étudiants, de petits écrivains, de petits musiciens, de petits journalistes, de planteurs petits qui portent de petits chapeaux, de petits voleurs… ».
Avec le régime Gbagbo c’est le règne de la petitesse, de la bassesse, de l’étroitesse, de la maladresse, de la détresse…quelle leçon d’humilité pour ce grand écrivain, ce grand musicien, ce grand journaliste ! Vivement que naissent pour la grandeur de la Côte d’Ivoire des Koffi de cette trempe.
Ainsi donc notre chère Eburnie est en panne de grands hommes.
Merci de nous l’avoir révélé, nous qui naïvement, pensions que Gbagbo était un grand politicien ! Que Foté Memel était un grand intellectuel ! Que Bomo Mamadou était un grand artiste ! Que Tapé Do, malgré sa petite taille et son petit chapeau, était un grand président du monde agricole! Que Sansan Kouao était un grand planteur ! Que Mamadou Koulibaly et Blé Goudé étaient de grands résistants !
Ce qui nous surprend nous autres profanes, est que le conseiller du chef de l’état malgré sa maîtrise des subtilités de la politique ivoirienne, sa connaissance profonde de la science poliique, n’a pas réussi à façonner « son patron ». Laurent Gbagbo, malgré ses conseils avisés, est demeuré un incapable, un président incompétent, qui pour voiler ses carences, accuse de façon intempestive le pauvre et inoffensif Jacques Chirac d’être à l’origine des ses forfaitures.
Écoutons la plume parlante de Tiburce le crier : « demandez à ceux qui nous dirigent d’où nous viennent ces échecs dans la gestion de notre cité ; ils vous répondront que c’est la faute aux français et surtout à Chirac ! quand nous sommes incapables de ramasser nos ordures, c’est la faute à Chirac et à la France…Quand une petite bande de militaires indisciplinés, soutenus par des chasseurs traditionnels prennent en quelques heures possession des camps militaires de villes comme Bouaké et Korhogo, c’est la faute à Chirac… »
Pauvre Chirac ! Pourquoi tant d’acharnement sur un homme si dévoué pour la Côte d’Ivoire, pays dont il a fait détruire la flotte aérienne, bombarder le palais présidentiel, tirer à balles réelles sur les jeunes patriotes ?
Novembre comme une braise brûle encore dans nos esprits ! Au lendemain de ces jours sombres, qui des Ivoiriens n’a pas senti l’indignation l’envahir ? Et je crois avoir vu Tiburce Koffi venir à la télévision dénoncer avec la véhémence qu’on lui connaît, le dérapage de la soldatesque de Chirac ! C’était peut-être une hallucination. Sûrement ! Sait-on jamais !
Ah oui ! les Ivoiriens ne sont pas contents de Chirac parce qu’il soutient la rébellion contre la côte d’ivoire, lui le président de la grande France, le pays ami et protecteur ! Car la guerre persiste consacrant artificiellement une fente béante dans la nation en gestation, car la guerre en monstre vorace broie les enfants de Côte d’Ivoire, car la guerre cause l’hémorragie financière de la Côte d’Ivoire etc.
Et si les ordures s’accumulent, c’est parce que l’argent qui aurait pu servir à entretenir le charme d’Abidjan a été transféré à la défense de notre Eburnie par l’achat d’armes, par l’entretien des soldats qui se battent pour que la république survive, pour que toi et moi survivions, pour qu’en toute quiétude tu puisses pondre de belles proses, toi si fécond, surtout que tu n’as pas « envie de jouer le rôle du poète qui contera, sous les accents lyriques d’un dodo, les ruines de la Côte d’Ivoire », comme tu l’as écrit toi-même.
Mon cher ami que reproches-tu réellement à Koudou ? Ne serait-il plus sage que tu démissionnes de ton poste de « conseiller du chef de l’Etat », surtout quand ce dernier est un cancre doublé d’un tyran ?
Tu ne lui reconnais aucune qualité et la poignée d’Ivoiriens (c’est sûrement ton avis) qui pensent qu’il a réussi un exploit en payant les fonctionnaires, sont par toi, tournés en dérision. Ton analyse sur ce point manque vraiment de rigueur . Je laisse le lecteur en juger : « Et jamais dans l’histoire de notre pays, nous n’avons eu à connaître des moments où les fonctionnaires n’ont pas été payés. Ils furent payés sous Houphouet, ils furent payés sous Bédié, ils furent payés même sous Guéi ; ce n’est donc pas un exploit qu’ils soient payés sous Laurent Gbagbo, tout de même, c’est la moindre des choses ». Quelle analyse ! Quelle lecture ! Simplement hallucinante !
Tu as simplement oublié de mentionner que Gbagbo paye les fonctionnaires alors que le pays est en guerre ; alors que 60 % du territoire occupé par les rebelles, ne déverse pas un franc dans les caisses de l’Etat ; alors que des entreprises ont fermé privant ainsi le pays de mannes substantielles ; alors que plus de 200 milliards de nos francs ont été investis par l’Etat pour défendre la république. Voilà où se trouve l’exploit de Gbagbo. Et cerise sur le gâteau : les FMI viennent de féliciter notre pays pour ses performances sur le plan économique en dépit de la crise.
Bédié, lui, a payé les fonctionnaires en tant de paix, au moment même où la Côte d’Ivoire bénie des dieux, était arrosée par « une pluie de milliards ».
Houpouet, lui, a payé les fonctionnaires dans un pays sans guerre. Mais en 1991, ne l’oublie pas, dans l’incapacité de payer ces mêmes fonctionnaires, il a, sous la proposition inique d’Allassane Ouattara, payé à des milliers de professeurs la moitié du salaire qui leur était due. Ah le raccrochage ! quelle misère !
Bédié a maintenu cette injustice salariale pendant son règne jusqu’à son éviction par un coup d’Etat injustifié. C’est sûrement à cette seule condition qu’il a pu payer les fonctionnaires. Payer les fonctionnaires aujourd’hui est une prouesse qu’il faut reconnaître au régime des refondateurs.
Il n’est pas dans ton intention, j’en suis persuadé, de calomnier, de médire ou de salir. Ta seule soif c’est de privilégier la bataille des idées qui est plus noble et plus bénéfique au détriment de la bataille des armes ou des muscles. Ton intention est hautement noble.
S’il est arrivé de temps en temps que ton beau texte volontairement polémique, soit infiltré par des termes relevant du champ lexical de l’injure (« c’est le temps des fous » ; « tous ses irresponsables » ; « un peuple abêti » ; « Lida naguère un obscur civil » ; « une horde de gens légalement armés » ; « des pasteurs aussi escrocs que faux »), ce n’est que par pure inadvertance.
Mais là où tu as été un tout petit peu méchant, c’est lorsque tu affirmes que les soldats recrutés pour défendre le pays attaqué, sont « de pauvres jeunes gens…des enfants de pauvres transformés en milice de libération, des chairs à canon en réalité ». Si nous étions en France, on aurait parler de résistants, de héros, de nationalistes…Mais nous sommes en Côte d’Ivoire, sous les tropiques et celui qui se bat pour que la république reste débout est un « milicien, un extrémiste, un va-t’en-guerre, un xénophobe etc. »
D’aucuns ont été surpris quand tu affirmes « que sur toutes ces questions qui touchent à la défense et à la sécurité de notre pays, la rébellion a raison : il faut refonder sinon dissoudre ou recomposer notre armée ».
Franchement, il n’est pas du tout aisé de ne pas tomber sous le charme des rebelles, eux les justiciers, les redresseurs de tort. Et sois-en sûr, tu n’es ni le premier et tu ne seras ni le dernier à succomber devant la noblesse de leur combat. Même Djedjé Mady et Bédié, le seul homme que mérite de diriger notre pays selon toi (c’est le non-dit de ton papier), a fini par tomber amoureux des Soro, ADO, Watao, du MPIGO et de tous ces Zorro de Korhogo et de Ouangolo( quelle sonorité macabre ! ).
Ah j’allais oublier. D’abord, ce n’est pas par couardise que Gbagbo s’est exilé en France, laissant sur le terrain de la lutte Akoun, Wodié, Zady et autres. Et tu le sais : car son courage est connu et reconnu de tous. N’est-il pas courageux, le seul Ivoirien qui a osé se présenter aux élections présidentielles contre Houphouet, le dragon tentaculaire, cracheur de feu ?
Ensuite, tu demandes dans une fausse interrogation que Gbagbo revenu de la France qui l’a accueilli lors de son exil « était-il le candidat de la France contre le candidat des Ivoiriens ? ».
Nul n’ignore que Houphouet jusqu’à sa mort était le pion central de la France en Afrique, comme l’est ADO aujourd’hui pour la Côte d’Ivoire. De ce fait, la France quel que soit le régime au pouvoir, ne pouvait en aucun cas soutenir Koudou dans des élections l’opposant à Houphouet. Les soutiens que le président actuel avait reçus, si soutiens il y a eus, étaient indubitablement en marge du pouvoir français. En sus, la France a accueilli le farouche opposant d’Houphouet sur ses terres pour permettre au vieux de mieux le surveiller. C’est dire que c’est toujours à Houphouet que le pouvoir français a voulu rendre service.
Enfin, oui enfin…tu écris que « les livres gratuits, distribués à tous …n’est pas une nouveauté, jeunes gens ». Ton souci une fois encore, c’est de banaliser la politique de la distribution gratuite des livres des refondateurs. Gbagbo a t-il un jour affirmé qu’il était le premier homme au monde à distribuer des livres aux élèves gratuitement ? Ce que tu sembles ne pas vouloir savoir est que Laurent Gbagbo a justifié cette idée à peu près en ces termes : « je veux que les enfants de la côte d’ivoire aillent gratuitement à l’école en bénéficiant de la distribution gratuite des livres par exemple, parce qu’ à notre temps on recevait tout gratuitement. Si on ne nous avait pas donnés des livres et des cahiers gratuitement, nous les enfants de pauvres ne serions pas capables de poursuivre nos études ». Sans commentaire !
Mon cher ami, je te remercie d’avoir accepté que je réagisse à ton article. Tu m’as même encouragé à le faire. J’espère simplement que tu useras de tout ton poids et de ton prestige pour que ce petit texte mien soit publié par la presse comme elle l’a fait pour le tien. Si je ne t’ai pas appelé « Monsieur Koffi » ou si je te tutoie, c’est parce que je te considère comme un ami mien, un grand frère.
Sans aucune animosité.
Amitiés sincères.
Ton petit.
N’DRI ETTY MACAIRE, professeur de lettres
BP 80 TANDA / 07 00 16 89